Hôtel bruxellois de légende tout au long du XXe siècle, « L’Astoria » s’était ensuite endormi sur ses lauriers. Grâce au groupe Corinthia, le palace renaît aujourd’hui de ses cendres avec, en toile de fond, une offre d’exception dans un cadre unique.
C’est le palace que tout Bruxelles, capitale de l’Europe, attendait. Et dont tout le monde parle. Un lieu emblématique. Un cinq étoiles d’exception aux allures de palais. Inauguré voici un an et demi, le « Corinthia Grand Hôtel Astoria » roule carrosse, au propre comme au figuré. Sur la rue Royale, comme il se doit !
Durant de nombreuses années, le mythique hôtel « Astoria » avait, au même endroit, exporté son art de vivre et écrit l’Histoire. Commandé en 1909 par Léopold II et conçu par l’architecte Henri Van Dievoet pour la famille Goossens-Bara, il était destiné, à sa naissance, à accueillir, sous ses fastes et ses apparats, les invités distingués du roi pour l’Exposition universelle de 1910. Avec sa façade Louis XVI et ses intérieurs opulents, il est vite devenu une icône de l’élégance et du luxe, attirant des hôtes de grand renom, de Winston Churchill à Andy Warhol, en passant par le duc de Wellington, Dwight Eisenhower, Salvador Dali, Marguerite Yourcenar ou le shah d’Iran.
Tout au long du XXe siècle, « L’Astoria » était la référence du luxe et du prestige, à l’image du « Ritz », à Paris, ou du « Sacher », à Vienne. Ses salons accueillaient les fêtes les plus prestigieuses et mondaines. Le Tout-Bruxelles et ses environs aimaient se donner rendez-vous sous la fabuleuse verrière érigée à 11 mètres de hauteur et décorée de superbes vitraux. Le lieu, incontournable, faisait référence.
Touché durant la Deuxième Guerre mondiale, l’établissement retrouve sa grandeur grâce à Georges Marquet, homme d’affaires belge qui construira un vaste empire de palaces et de casinos à travers l’Europe. Mais au fil du temps, il perd insensiblement de sa magie et rentre peu à peu dans le rang. Son rachat, en 2006, par le cheikh saoudien Mohamed El-Khereij ne porte pas les fruits espérés. Et l’immeuble reste alors tristement à l’abandon durant une dizaine d’années, avec ses souvenirs pour seules sources de bonheur.



Résurrection de la verrière
L’arrivée, en 2016, de Corinthia Hotels change complètement la donne. Référence du luxe au niveau mondial, la société maltaise sort le grand jeu pour redonner à la « Grande Dame de Bruxelles » son lustre d’antan. Objectif : recréer la magie du plus bel hôtel de la ville tout en le dotant d’un esprit moderne et contemporain.
Les travaux, pilotés par l’architecte belge Francis Metzger, sont titanesques, à l’image de la renaissance de la verrière de l’atrium. Sa restauration à l’identique, orchestrée par l’entreprise liégeoise Dejeond, mériterait un livre. Véritable joyau, elle avait été démontée par les anciens propriétaires, las de colmater les fuites. Elle illumine à nouveau, de ses courbes majestueuses, les salons comme en 1910, avec les mêmes teintes et la même aura. Un véritable exploit de précision avec, en toile de fond, l’installation de tirants pour stabiliser l’ensemble. Du grand art.
Et tout est à l’avenant. En s’inspirant des photos d’époque en noir et blanc, les architectes ont réenchanté le chef-d’œuvre endormi, dans le plus pur respect du patrimoine. Même le grand escalier que les dames de la noblesse, habillées de longues robes, descendaient fièrement autrefois a retrouvé toute sa splendeur.



Un palace certifié conforme
Aujourd’hui, le « Corinthia Astoria » rayonne, à nouveau, sur la ville comme à son époque de gloire, lorsque Bruxelles « brusselait ». Dès la porte d’entrée franchie, le visiteur se retrouve dans un autre monde, enchanté, où tout est luxe, calme et volupté, comme disait le poète. « L’idée est de proposer tous les services d’un véritable palace : un cadre historique de rêve, des infrastructures très complètes et un service personnalisé de grande qualité », résume Nicolas Kipper, directeur général. Mission accomplie !
L’hôtel compte 90 chambres, 31 suites et 5 suites signatures où l’art de vivre est décliné à tous les modes. Sans ostentation inutile mais avec un rare souci du détail. Ici, les parfums, les couleurs et les sons se répondent dans une atmosphère apaisante.
Le restaurant « Palais Royal », orchestré par le chef étoilé David Martin, est déjà l’une des adresses les plus prisées de la capitale. Dans un cadre majestueux, avec lustres au plafond et peintures d’époque aux murs, le convive est invité à une véritable expérience gastronomique liant tradition française et inspirations venues d’ailleurs, notamment du Japon. Concocté par les talentueux jeunes chefs Jean Kaczmarek et Lucas Mertens, le menu dégustation sublime réellement les saveurs dans un esprit de légèreté divine. Parallèlement, dans un esprit bistronomie, la brasserie « Le Petit bon bon », dirigée par un autre chef étoilé, Christophe Hardiquest, réinterprète avec audace la cuisine belge traditionnelle. Rien que du bonheur dans l’assiette. Parmi les créations phares, on retrouve les huîtres au gratin, un plat inspiré de l’Expo 58. Ce plat symbolique, servi dans des moules conçus spécialement, reflète l’excellence et l’hospitalité « made in Belgium ». Le bar intimiste « Under the stairs » complète l’offre avec, notamment, une carte exceptionnelle de cocktails où les grands classiques de la mixologie sont revisités.
Erigé sur 200 mètres carrés en sous-sol, le Spa Corinthia s’inscrit dans le même esprit exclusif et le même sens du détail. Porté par l’excellence des produits Sisley, les rituels et massages sont autant d’hymnes au lâcher-prise et au bien-être. Sauna, hammam, douches sensorielles, fitness et piscine intérieure : il ne manque rien pour le repos du corps et de l’esprit.
« Bruxelles n’a pas la réputation de certaines grandes capitales. Mais elle recèle de nombreux atouts cachés qu’elle se doit de mettre en avant. Le potentiel est énorme et, avec notre palace, nous espérons participer à son essor, tant auprès des touristes étrangers que des citoyens belges, curieux de redécouvrir leur capitale au départ d’un lieu d’exception », poursuit Nicolas Kipper, Alsacien de naissance et globe-trotter de l’hôtellerie de luxe.
Depuis son ouverture, le « Corinthia Astoria » a déjà accueilli de nombreuses personnalités et chefs d’Etat. Mais aussi des clients lambda, épicuriens dans l’âme et heureux de poser leurs valises dans le seul palace de Bruxelles. Les prix des chambres (à partir de 600 euros la nuit) sont bien plus raisonnables qu’au « Bristol » à Paris ou au « Waldorf » à Londres. Et l’expérience est tout aussi inoubliable. Pour se faire plaisir, même en tant que voisin, il n’y a pas plus belle évasion proche. La tête dans les étoiles !
Infos : www.corinthia.com


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