Le Cleydael Golf & Country Club est devenu, au fil des ans, une référence du swing belge. Situé dans un cadre magique, près d’un château féodal, il propose un véritable parcours de championnat. Rencontre avec Luc Feremans, gestionnaire de ce club anversois qui a le prestigieux groupe français Resonance Golf Collection pour propriétaire.
Le Cleydael G&CC, sis à Aartselaar, dans la banlieue cossue d’Anvers, est le seul club belge appartenant au groupe français Resonance Golf Collection. Il se positionne aux côtés d’homologues français tels Le Touquet et Hardelot (Côte d’Opale), Moliets et Seignosse (côte landaise), Servanes, Opio-Valbonne, Roquebrune, La Sainte Baume, La Grande Bastide et Bastide de la Salette (Provence-Côte d’Azur) ou encore les Yvelines, près de Paris. « Le label Resonance symbolise le golf premium, tourné vers le haut de gamme, avec la nature et le bien-être en toile de fond », explique d’entrée Luc Feremans, gestionnaire de Cleydael depuis plus de vingt ans.
« Grâce à Resonance, la pérennité du club a été assurée. Et les membres bénéficient, en prime, d’un partenariat avec 16 autres clubs pour des réductions de green-fees via le PBGC (Premium Benelux Golf Courses). Autant de parcours sur lesquels se déroule désormais le Resonance Golf Trophy qui compte huit tournois de qualification à travers la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, avant une grande finale qui aura lieu, les 18 et 19 octobre, au Touquet. »
Bref, le club anversois retrouve véritablement une seconde jeunesse au pied de son célèbre « Kasteel», château féodal datant du XIVe siècle. Situé sur une île formée par deux bras du Struisbeek, il propose des vues magiques tout au long d’une partie. Cerise sur le gâteau : le club-house, construit dans les annexes, dégage le même parfum historique.


Des infrastructures de haut niveau
Situé dans un domaine boisé de 65 hectares et dessiné par l’architecte belge Paul Rolin, le club est un véritable havre de paix pour les chasseurs de birdies. Le parcours est situé sur les terres argileuses d’une ancienne briqueterie, assez basses par rapport au niveau de l’Escaut. D’où son nom en néerlandais : Cleydael. Il serpente régulièrement entre des petits bras d’une rivière.
Créé en 1983 par M.Leitner, le club est ensuite passé entre les mains de la Compagnie des Wagons-Lits, puis du groupe néerlandais BurGolf. « Open Golf Club – devenu aujourd’hui Resonance – est devenu propriétaire en 2011. Ce groupe français à l’actionnariat très solide était le meilleur gage pour l’avenir du club », poursuit Luc Feremans. « Le club de Drie Eycken – un 9 trous dont je reste propriétaire – est, en outre, un excellent complément. Les pros y forment chaque année de nouveaux golfeurs qui deviennent ensuite membres à… Cleydael. C’est aussi le cas avec nos voisins de l’AGS (Antwerpse Golfschool), un 6 trous doté d’un très grand practice et driving range dont des membres nous rejoignent régulièrement. »
Cleydael ne cesse d’améliorer ses infrastructures, pour le plus grand bonheur des membres et des visiteurs. « Nous avons investi plus de deux millions d’euros ces dernières années. Nous déversons 600 tonnes de sable par an sur nos fairways très argileux. Les 18 trous ont été complètement drainés, nous avons conçu un système d’arrosage des fairways très performant, nous avons créé un chipping green, notre parking a été complètement rénové et nous avons construit un hangar pour protéger nos différentes machines à gazon… »


900 membres et 40.000 parties par an
Cleydael carbure aujourd’hui à plein régime, avec près de 40.000 parties par an, dont une majorité bouclées par les 900 membres du club auxquels il faut rajouter environ 7.000 green-fees..
« Notre modèle économique principal repose sur les full members, qui paient une cotisation annuelle de 2.400 euros pour… 100 green-fees, ce qui est très compétitif par rapport aux autres clubs de ce standing », poursuit Luc Feremans.
Une formule originale qui répond à une situation. « Nous nous sommes aperçus que le terrain était surtout occupé par une quarantaine de personnes qui jouaient au minimum quatre ou cinq fois par semaine. Ces golfeurs doivent désormais payer un supplément s’ils dépassent les 100 green-fees. Mais au final, ce système arrange un maximum de membres, y compris pour la réservation des tee times pour lesquels nous avons nettement moins de ‘no show’… »
« Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a plus de place en dehors des full members », insiste Luc Feremans. « Le golf change avec la nouvelle génération ‘pay & play’. Et nous nous adaptons. Parallèlement aux green-fees, nous offrons ainsi la possibilité aux joueurs occasionnels d’être membres tout en payant une dizaine de green-fees. Dans les autres pays, 25% des joueurs sont sans club ; en Belgique, seulement 18%. Preuve que les clubs belges ont une clientèle à récupérer à ce niveau… »


Parcours championship
Le club de Cleydael est devenu très prisé, comme d’ailleurs tous ceux autour d’Anvers où la plupart des clubs affichent quasiment complet. De nombreux joueurs belges l’ont découvert lors de l’Open féminin de 1995 avec Florence Descampe. Mais aussi lors des deux tournois du Challenge Tour européen il y a une dizaine d’années. Dont celui de 2016 où un certain Thomas Detry avait débuté sa carrière professionnelle par une excellente 6e place. « Cleydael est devenu un championship course avec 6.200 m des back tees. Mais il est resté très jouable pour les débutants et bogey players grâce à ses départs avancés. Nous essayons d’ailleurs de pousser les seniors à partir des tees bleus, comme préconisé par la Fédération », poursuit Luc Feremans.
Toujours s’améliorer : voilà la devise ! « Nous avons ainsi suivi les recommandations de l’European Tour. Nous avons élargi les étangs et mieux découpé les bords ; nous avons rallongé plusieurs tees (notamment le 8 en dogleg gauche) et rajouté quelques bunkers de fairways aux endroits judicieux, comme par exemple sur le par 5 du trou n°12. Auparavant, le « signature hole » était le par 3, près du club-house, mais désormais je pense que le trou n°11 – un par 4 long et assez étroit avec un green bien défendu – reflète davantage la physionomie du parcours. Et le par 4 final, avec vue sur le château, reste évidemment très piégeux », poursuit Luc Feremans.
On l’aura compris : l’aspect « championship » est devenu important, même s’il ne prime pas sur tout, et en particulier sur l’ambiance de ce club très convivial où le restaurant-brasserie – ouvert tous les jours sauf le lundi – est très apprécié. Il accueille d’ailleurs près de 80% de convives extérieurs au golf. Le club-house et sa magnifique terrasse sont aussi très appréciés lors de la belle saison.
« Nous désirons que le club soit compétitif. Nous souhaitons conserver une place dans le calendrier des circuits pros, ce qui est une bonne façon de motiver notre équipe de greenkeepers et de garder un parcours au top niveau. Nous accueillerons ainsi un tournoi du Pro Golf Tour du 15 au 17 septembre. Cela a été mis sur pied en collaboration avec la FRBG et… notre nouveau manager sportif Alan De Bondt, qui joue sur ce circuit satellite tout comme Kristof Ulenaers, Yente Van Doren et Nathan Cossement notamment… »
A eux d’apporter, pourquoi pas ? une nouvelle « résonance » internationale à Cleydael, en y assurant leur promotion vers un niveau européen encore supérieur !


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