Il y a le ciel, le soleil et la mer. Sur cette presqu’île de la Côte d’Azur, entre Nice et Cannes, le temps semble s’arrêter dans ce boutique-hôtel unique en son genre.


C’est un lieu unique. Une invitation, grandeur nature, à la dolce vita. Plantons d’abord le décor de carte postale. Nous voilà au Cap d’Antibes, presqu’île très exclusive de la Côte d’Azur, sise au sud d’Antibes et à l’est de Juan-les-Pins. La destination, mythique, est très recherchée lors du Festival de Cannes et a d’ailleurs régulièrement inspiré les réalisateurs du septième art. C’est ici qu’eurent lieu les tournages de « La Main au Collet », d’Alfred Hitchcock, ou de « La Piscine », de Jacques Deray. Partout, le bleu de la mer se reflète dans le ciel. Et inversement !

A la lisière d’une plage de sable blanc, le connaisseur pose à la fois valises et soucis au « Cap d’Antibes Beach Hôtel », un Relais & Château iconique. Un coin de paradis pour un farniente étoilé et pour un « reset » complet en mode hédoniste.

Une adresse iconique

Flash-back. Au début du XXe siècle, seul un petit sentier permet de découvrir le Cap d’Antibes. Deux cabanes bâties en pierres dominent alors la baie du Croûton sur la petite presqu’île. Ces édifices rudimentaires permettent aux pêcheurs d’entreposer leurs filets.

C’est en 1954 que Camille Rayon, héros de la Résistance connu sous le pseudonyme d’Archiduc, prend possession du terrain. Il obtient l’autorisation d’endiguer et gagne peu à peu sur la mer. Le petit port du Croûton est né. En avance sur son temps, le nouveau propriétaire construit un restaurant qu’il baptise « La Maison des Pêcheurs ».

Rapidement, l’adresse devient incontournable pour son authenticité et sa fameuse bouillabaisse préparée par Ricardo. Et elle attire, comme un aimant l’aiguille, la belle clientèle de toute la Côte d’Azur. C’est « the place to be ». Les élections des Miss Festival de Cannes s’y déroulent. Brigitte Bardot et son mari Pierre Charrier y font une arrivée remarquée en 2 CV. Toutes les stars et les personnalités de l’époque, de Sophia Loren à Gary Grant, y ont leurs tables réservées. Eddy Barclay y inaugure chaque année ses célèbres fêtes avec Johnny Hallyday comme ambassadeur !

En 1960, la famille Rayon aménage l’espace sous le restaurant. Elle construit un établissement de nuit et une salle de spectacles avec un magasin de mode, une piscine extérieure et un bowling. C’est la grande époque de Juan-les-Pins. « La Maison des Pêcheurs » devient le rendez- vous de la nuit et des festivaliers. Les jazzmen adoptent l’endroit et le font résonner au rythme de jam sessions endiablées. Musique, smokings élégants, robes de soirées glamour et voitures américaines animent alors les folles soirées du Cap d’Antibes….

Les pieds dans l’eau

Après une éclipse, le « Cap d’Antibes Beach Hôtel », joyau d’architecture contemporaine, a retrouvé une deuxième jeunesse et rayonne plus que jamais. Ses lignes épurées se marient à merveille avec l’esprit méditerranéen. Avec sa plage privée de sable fin face aux îles de Lérins, sa piscine à débordement digne des Caraïbes, son bar à rotonde ouvert sur l’océan et ses deux restaurants, il décline l’art de vivre à tous les modes, avec une préférence pour le plus que parfait !

C’est le prestigieux architecte belge Bernard Dubois qui a repensé, en 2023, les lieux. S’affranchissant des codes, il a fait émerger une construction géométrique très sobre, à l’image des maisons de Palm Spring, en Californie. Les murs en crépi donnent le ton. Les sols en pierres cassées, dit en casson, rappellent les villas méditerranéennes. Le mobilier en bois brut est accueillant et chaleureux. Intégré à la nature, le bâtiment, très minéral, joue avec le soleil. L’œil capte chaque perspective. « L’hôtel a été imaginé comme un lieu apaisant et protecteur, fait d’un jeu d’ombres et de lumières », explique Bernard Dubois.

Les 35 chambres et suites ont été conçues comme une parenthèse à l’abri de la chaleur et de l’agitation. Certaines disposent d’un jardin privé, d’autres, à l’étage, offrent des vues imprenables sur la mer depuis leur terrasse. Toutes les pièces de mobilier, uniques en leur genre, ont été dessinées sur mesure. La suite Le Cap est la chambre iconique de l’hôtel. Mesurant 66 m2, ensoleillée et enivrante, elle est comme suspendue au-dessus de l’eau.

Jamais sans la mer

Mais c’est évidemment à l’extérieur que bat le cœur de l’hôtel. Avec le soleil pour témoin, l’endroit dégage, dès la porte d’entrée franchie, un petit parfum de paradis. Il y a le ciel, le soleil et la mer. Au gré de son humeur, le visiteur peut, au choix, déguster quelques langoustes sur la plage de sable fin, faire la sieste au bord de l’eau dans des divans profonds sous voile blanche, goûter aux joies du jet-ski et des plaisirs aquatiques. Pour se ressourcer, se vider la tête, faire le plein des sens, il n’y a pas meilleur point de chute.

La gastronomie s’inscrit dans le même ADN. Tout au long de la journée, jusqu’au coucher du soleil, les pieds dans le sable, le restaurant-bar « BABA », griffé du chef Assaf Granit, propose une cuisine levantine, solaire et inédite, mélange de parfums orientaux et méditerranéens. Le verre de rosé sur la Grande Bleue complète forcément la mise en scène.

Le soir, c’est au restaurant « Les Pêcheurs », distant de quelques mètres, qu’il convient d’avoir son rond de serviette. Riche de son macaron Michelin, la table est l’une des plus réputées de la Côte d’Azur. Le chef Nicolas Rondelli y concocte avec amour et passion une cuisine gourmande et locale. Le menu « Terre » mêle plats régionaux et notes d’épices délicates. A l’exemple de l’artichaut bao, cuit en barigoule dans une brioche. Le menu « Mer » met à l’honneur les coquillages et les poissons, comme le rouget et les gamberoni. Un délice.

Le spa est une autre escale incontournable. Le bien-être y est élevé au rang de modus vivendi. Il propose, bien sûr, rituels et massages. Mais des soins d’holidermie sont aussi au menu dans les cabanes au fond du jardin. Et des cours de yoga sont dispensés sur la plage.

« C’est un vrai privilège de piloter un établissement comme celui-ci où l’esprit épicurien est le seul guide. En réalité, tout est fait, ici, pour une déconnection parfaite. Le monde change mais ce genre de lieu est intemporel et résiste à toutes les crises grâce, notamment, à sa fabuleuse situation, à sa taille humaine, à la qualité de son service et à son climat », résume Franck Farneti, l’emblématique directeur général, fier d’accueillir parfois des clients de la quatrième génération. Dont de nombreux Belges.

Ouvert tout au long de la belle saison (entre avril et octobre), le « Cap d’Antibes Beach Hotel » fait partie de la collection Chapitre Six (« La Ponche », à Saint-Tropez, « Hana » et « Monsieur George », à Paris…), propriété du célèbre entrepreneur visionnaire Nicolas Saltiel qui a l’art de réveiller les belles endormies. Un gage de qualité et de dynamisme.

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