Le savoir-faire japonais est unanimement reconnu dans les coulisses du golf. Spécialisée dans les cannes à pêche, la société Daiwa a aussi conquis de belles parts de marché sur les greens. Sa nouvelle marque, OnOff, a de grandes ambitions.


Le Japon est un acteur majeur dans le monde du golf. Sur le plan purement sportif, bien sûr, mais aussi comme acteur industriel et économique. Grâce à des entreprises très pointues et à un savoir-faire artisanal exceptionnel, le pays du Soleil-Levant s’est offert des parts de marché très importantes. Avec des clubs en fer forgé, cousus sur mesure, les marques Miura et Honma font carrément figure de Rolls-Royce. Mizuno et XXIO font également référence, tout comme les balles Srixon ou Bridgestone.

Nouvel acteur dans le secteur, la marque OnOff, filiale de Daiwa, vient de réaliser une entrée remarquée sur la place et propose, à son tour, une série complète de clubs (du pitch au driver) haut de gamme. 

Son histoire est originale. Créé dans les années cinquante, le groupe Daiwa se consacra longtemps à la fabrication de bobines en graphite et de cannes à pêche. C’est dans les seventies qu’il ajouta le golf à son arsenal, s’érigeant en précurseur des shafts en carbone. Tiger Woods, en personne, utilisa ce matériel lors de ses années juniors et Ian Baker Finch remporta l’Open britannique de 1990 avec ces clubs novateurs « made in Japan ».

Fort de ces expériences, Daiwa a conservé pignon sur green et a fait du golf un vecteur de croissance. « OnOff propose des clubs premium en graphite qui répondent aux besoins de la majorité des joueurs amateurs, dans une approche plaisir. Ils sont qualitatifs, esthétiques, faciles à jouer et performants », résume Nicolas Marchand, distributeur de la marque en Europe.

Contraction de « On the golf course » et de « Off the golf course », la marque attaque le marché du Vieux Continent avec de belles ambitions. Elle décline son offre en plusieurs gammes avec les séries Aka (pour les joueurs recherchant tolérance et facilité), Kuro (pour les petits handicaps plus exigeants au niveau du contrôle de balle), Labospec (look sportif pour golfeurs en quête de puissance) et Lady (pour les femmes souhaitant légèreté et confort). « L’offre est très complète et s’adapte à la plupart des styles de jeu des joueurs souhaitant ne pas ou ne plus utiliser les shafts en acier », ajoute John Toussaint, distributeur pour la Belgique via sa société Golf & Services Company. Les prix (de 270 euros par fer à 870 euros pour un driver) respectent la qualité du savoir-faire japonais. « Tant qu’on n’a pas essayé un OnOff, on ne peut pas en parler. Le toucher et le ressenti sont vraiment incomparables », conclut Nicolas Marchand.

Désormais intégré au sein de la maison mère Globeride, Daiwa reste une référence mondiale au niveau des cannes à pêche. Mais, avec environ 20% de son chiffre d’affaires, le golf monte chaque année en puissance.

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