A la tête du groupe Denys, Johan Van Wassenhove nous a accueillis sur le chantier des nouveaux Bains de Spa. On lui doit la restauration du magnifique édifice classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2021 et qui est désormais en passe de devenir un hôtel de luxe. 


La réouverture des Bains de Spa est un événement historique. Après une restauration orchestrée dans les règles de l’art, le complexe thermal s’apprête à renaître sous la forme d’un hôtel d’exception. Un véritable événement. Johan Van Wassenhove nous en parle.

Quelle image aviez-vous de la ville de Spa avant de vous lancer dans ce projet pharaonique ?

« A mon sens, elle avait perdu de son prestige au niveau international. A l’époque, elle était comparée à Deauville et à Baden-Baden. Mais ça n’a rien à voir avec mon intérêt pour le bâtiment. Je suis passionné par la restauration des lieux historiques et mon architecte, avec qui j’ai déjà réalisé plusieurs projets, a immédiatement perçu que je serais enthousiasmé par les Bains de Spa. » 

Etes-vous féru d’histoire ou est-ce l’architecture de ces bâtiments classés qui vous séduit ?

« Les deux ! Lorsque je me lance dans ce genre de restauration, deux volets me fascinent. D’une part, mettre tout en œuvre pour qu’il retrouve le faste d’antan et m’entourer d’artisans capables d’œuvrer en ce sens ; d’autre part, en exécutant le travail, on découvre toute l’histoire du lieu, et c’est passionnant. Il faut faire un travail de recherches. Un lieu révèle aussi beaucoup de choses sur la façon dont on vivait à l’époque. C’est une véritable valeur ajoutée. Je ne peux pas me contenter d’être un constructeur, je dois aussi regarder les choses comme le ferait un historien. »

Un chantier aussi long, ça ne vous donne pas le vertige ?

« Il faut faire preuve de ténacité et avoir du courage. Les règles sont drastiques, et il faut les accepter. Entre le moment où le contrat est signé et celui où on obtient le permis de bâtir, il y a beaucoup de choses qui se passent. J’aurais pu en faire quelque chose de rapidement rentable. J’ai voulu en faire quelque chose à la hauteur de la passion que j’ai éprouvée en travaillant dessus. Le processus est très long mais j’ai une équipe formidable. »

Votre épouse est photographe, son regard a-t-il été important sur ce projet ?

« C’est une collaboration tout à fait naturelle. J’étais assez seul sur ce projet, et elle m’a beaucoup aidé, surtout sur le volet architecture et décoration. Nous avons tout choisi ensemble : des verres aux tapis ou aux couleurs des tentures. C’est un rêve devenu réalité. » 

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