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En l’honneur des 240 ans de la Maison Chaumet et de la rénovation de son hôtel particulier sis place Vendôme 12, une collection de 29 médailles précieuses est présentée en exclusivité. Comme autant de « morceaux d’histoire » à s’approprier.


27 février 2020, après un an et demi de travaux, la Maison Chaumet rouvre les portes du 12, place Vendôme. Rénové dans les règles de l’art, cet hôtel particulier (qui fut l’ancienne demeure du trésorier général de la Marine de Louis XVI, le baron Claude Baudard de Saint-James) est l’écrin du joaillier parisien depuis 1907 (NDLR : le label Chaumet ayant été créé en 1780) et nous invite à découvrir le faste retrouvé de son décor d’antan. Depuis le magasin jusqu’à l’atelier de haute joaillerie, en passant par les grands salons, là même où Joseph Chaumet recevait ses clientes les plus illustres. Joséphine de Beauharnais, la grande-duchesse Wladimir de Russie, la princesse Youssoupoff… et les plus grandes « Cocottes » de l’époque. 

Un laboratoire photographique

« Entre tradition et modernité, ce lieu emblématique a été repensé pour mettre en valeur les pierres angulaires de la maison telles que son fondateur les a souhaitées », nous dit Claire Gannet, directrice du patrimoine de Chaumet : « les clients, auxquels est dédié un magasin aux allures d’appartement parisien d’exception; la culture et le patrimoine, représentés dans les grands salons, et notamment le Salon Chopin classé aux Monuments historiques (où Frédéric Chopin a composé sa dernière mazurka avant d’y finir sa vie à l’automne 1849); et, surtout, la virtuosité de l’atelier de haute joaillerie, qui donne désormais sur la place Vendôme (…) La maison possédait même un laboratoire photographique, ce qui était une idée de génie pour l’époque. »

Dans le Salon des Diadèmes, les murs sont tapissés de 250 « maillechorts », ces maquettes de diadème en alliage de cuivre, de zinc et de nickel peintes à la main qui précèdent la fabrication de facto de ce même bijou en or, platine et pierres précieuses. A leurs côtés, des pièces du patrimoine Chaumet témoignent, elles aussi, de l’histoire des arts joailliers, de 1780 à nos jours. Symboles de Chaumet, ces diadèmes racontent toute la majesté de la maison et rappellent son savoir-faire inégalé pour la création de ces attributs de pouvoir et d’élévation. De la tiare offerte par Napoléon 1er au pape Pie VII jusqu’au modèle spectaculaire « à épis de blé et feuilles d’acanthe » de l’impératrice Joséphine, ces parures servent encore aujourd’hui de référence et ont encouragé Chaumet à créer de nouveaux modèles aux lignes simplifiées, dont la collection « Epis de Blé » ou la collection « Attrape-moi… si Tu m’aimes ». Ces diadèmes, vus dans la chevelure de Sophie Marceau, de la James Bond’s girl Caterina Murino ou du top anglais Stella Tennant, ont été adaptés au goût du jour et sont conçus pour remplir plusieurs fonctions : le bandeau peut se diviser en bracelets, en collier, en broche, voire en clip. Un bijou « trois en un » !

Le cœur battant de Chaumet

Au dernier étage, se trouve le « cœur battant » de la maison depuis 240 ans : l’atelier de haute joaillerie dont la surface a été multipliée par trois. C’est là que naissent les créations les plus précieuses, entre les mains des artisans joailliers, lapidaires, sertisseurs et polisseurs, sous l’égide de Benoît Verhulle, treizième chef d’atelier depuis la fondation de la maison. La virtuosité des créations est mise à l’honneur dans ce nouvel emplacement où l’âme du bâtiment a été respectée : des reliefs sculptés de l’ancien plafond ont été mis au jour à l’occasion des travaux de restauration. Et, partout, dans ce décor rénové, le fameux « bleu Chaumet », un bleu profond proche du bleu de Sèvres de la manufacture éponyme issu de l’oxyde de cobalt ; il est depuis toujours un code majeur de Chaumet.

En édition limitée

Dans le sillage du relifting très attendu de sa boutique historique parisienne, Chaumet dévoile deux collections capsules de haute volée. De quoi réaffirmer ses valeurs et son savoir-faire. La collection « Légendes » met à l’honneur une vingtaine de médailles déclinant recto-verso l’ADN de la maison (l’hommage à l’impératrice Joséphine, la couronne de laurier d’Apollon, la fleur de lys ou une vue aérienne de la Colonne Vendôme). Sur chacune de ces médailles symboliques, un motif évoque un morceau choisi de la légende de Chaumet. Sculptés, gravés ou guillochés, sertis ou non de diamants, l’or rose et la nacre rendent ainsi hommage aux métiers d’art préservés par Chaumet ; le travail des pierres dures, telles que le lapis-lazuli, la malachite et la cornaline, rappelle le savoir-faire de la maison pour sublimer les camées et les intailles.

Du côté de la haute joaillerie, Chaumet signe aussi un joli jeu de bagues qui met à l’honneur les joyaux architecturaux du Paris de la Belle Epoque mais aussi ceux de ses pays de cœur, comme le raffinement du Japon impérial, l’élégance des pagodes chinoises ou le Moyen-Orient. Virtuoses dans leur construction, belles comme des objets d’art, les bagues de la collection « Trésors D’Ailleurs » conjuguent faste monumental et délicatesse des détails. Elles sont un lien entre architecture et savoir-faire joaillier et se parent de jeux de matières inattendus et d’accords chromatiques subtils entre les pierres de centre et les ornements en laque. Le détail en plus ? Graver un message sous la verrière de diamants du « Grand Palais » de la bague « Oriane » ou jouer avec le mécanisme à secret des pagodes japonaises de la bague « Madame Butterfly ». Ces deux collections sont vendues uniquement au 12, place Vendôme… jusqu’à la dernière prise des amateurs de bijoux « collectors » et autres collectionneurs.

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