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Il n’arrête pas de faire le buzz avec ses drives supersoniques de plus de 330 mètres ! Tout de muscles habillé, l’Américain est en passe de transformer les paramètres du golf moderne.


Depuis ses débuts professionnels, en 2016, Bryson DeChambeau collectionne les belles performances. Déjà vainqueur de sept tournois sur le PGA Tour, membre à part entière du Top 10 mondial, il attend avec impatience son premier sacre dans un tournoi du Grand Chelem.

De fait, avec sa vision très atypique du jeu, l’Américain de 26 ans est en passe de faire entrer le golf dans une nouvelle dimension. En prenant 16 kilos de muscles en quelques mois, il affole, en tout cas, tous les compteurs. Mesurés à plus de 330 mètres, ses drives défient carrément la raison. « Je n’ai jamais vu ça. Grâce à sa puissance, il trouve des trajectoires de balle complètement improbables », confie Phil Mickelson, impressionné par la métamorphose de son compatriote.

Licencié en physique

En vérité, Bryson DeChambeau est un joueur totalement particulier. Lorsqu’il a débarqué sur le circuit professionnel avec sa casquette d’Humphrey Bogart sur le crâne, cet anticonformiste a d’entrée défrayé toutes les chroniques par une approche très scientifique du jeu. Licencié en physique à l’université de Southern Methodist de Dallas, ce mathématicien des greens a décidé d’exporter ses connaissances sur le golf, transformant son garage en laboratoire et allant jusqu’à tremper ses balles dans des sels d’Epsom pour déterminer leur centre de gravité ! Mais c’est en utilisant des clubs ayant tous la même taille (37 pouces et demi, soit 95 cm) qu’il a suscité, d’entrée, le plus de commentaires. « Il est acquis qu’il n’est pas possible de reproduire systématiquement le même swing avec des clubs de longueurs différentes. Mon système favorise, dès lors, le geste répétitif avec toujours la même posture et la même dynamique », résume « The Scientist » (c’est son surnom).

Compétiteur-né et obsédé par le résultat, DeChambeau a donc décidé aujourd’hui d’aller plus loin encore dans la quête de la perfection. Conscient de l’importance de la force athlétique pour un sportif de haut niveau, il s’est modelé, durant la période de confinement, des biceps de champion du monde de body-building !

Rendez-vous au Masters !

Avec ses épaules de déménageur et ses 108 kilos sur la balance, le Californien pulvérise désormais tous les records de distance et atteint souvent les greens des par 4 en un seul coup ! Ses drives ont été chronométrés à plus de 300 km/h par les ordinateurs les plus sophistiqués. Et, récemment, alors qu’il s’entraînait au practice, il a fallu installer des filets de protection à plus de 300 mètres pour éviter que ses balles ne terminent leur course folle dans un quartier résidentiel !

Longtemps, la préparation physique n’était pas prioritaire pour les champions de golf. Ceux-ci privilégiaient plutôt les paramètres techniques, psychologiques et tactiques. Tiger Woods fut l’un des premiers, à la fin des années 90, à fréquenter les salles de fitness et à se modeler un corps de véritable athlète des temps modernes. Depuis, les meilleurs pros des circuits américain et européen peaufinent leur forme en soulevant les haltères et en pratiquant le rameur. Mais DeChambeau, avec une approche très statisticienne, a voulu pousser le concept plus loin encore, quitte à s’abîmer le dos.

En attendant, pour l’heure, les résultats suivent avec, en point de mire, un premier titre dans un tournoi du Grand Chelem. Secrètement, c’est d’ailleurs au Masters d’Augusta, reprogrammé du 12 au 15 novembre, qu’il espère entrer définitivement dans l’histoire. Il a déjà défini sa stratégie pour chaque trou et a son plan en tête pour survoler, de sa force brutale, le mythique parcours géorgien. Reste à savoir, au cas où il remporterait l’épreuve, si les organisateurs du tournoi possèdent, dans leur garde-robe, une « green jacket » à sa taille XXL…

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